Moussa ‘Moise’ et Alkhidr

L’histoire de Moussa ‘Moise’ et AlKhidr

 

Le thème d’aujourd’hui est l’histoire de Moussa  et Al-Khidr. Celle-ci est dans la sourate Al-Kahf (La Caverne), et le Prophète avait comme Sunna (tradition) de la lire chaque vendredi ou la veille. Nous allons prendre des extraits de l’histoire, des versets 61 à 82 : « Rappelle-toi quand Moïse dit à son valet: Je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années ;  Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer ; Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à son valet: Apporte-nous notre déjeuner: nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage ; [Le valet lui] dit: Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j'ai oublié le poisson le Diable seul m'a fait oublier de (te) le rappeler et il a curieusement pris son chemin dans la mer; [Moïse] dit: Voilà ce que nous cherchions. Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces ; Ils trouvèrent l'un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous ; Moïse lui dit: Puis-je suivre, à la condition que tu m'apprennes de ce qu'on t'a appris concernant une bonne direction? ; L'autre dit: Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi ; Comment endurerais-tu sur des choses que tu n'embrasses pas par ta connaissance? ; [Moïse] lui dit: Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres ; Si tu me suis, dit [l'autre,] ne m'interroge sur rien tant que je ne t'en aurai pas fait mention› ; Alors les deux partirent. Et après qu'ils furent montés sur un bateau, l'homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit: Est-ce pour noyer ses occupants que tu l'as ébréché? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse!› ; [L'autre] répondit: N'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie?  ; Ne t'en prend pas à moi, dit [Moïse,] pour un oubli de ma part; et ne m'impose pas de grande difficulté dans mon affaire ; Puis ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit: ‹As-tu tué un être innocent, qui n'a tué personne? Tu as commis certes, une chose affreuse!› ; L'autre] lui dit: ‹Ne t'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? ; Si, après cela, je t'interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse,] alors ne m'accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi ; Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l'hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s'écrouler. L'homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit: Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire› ; Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l'homme,] Je vais t'apprendre l'interprétation de ce que tu n'as pu supporter avec patience ; Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau ; Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu'il ne leur imposât la rébellion et la mécréance ; Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. » (Sourate 18 : 61-82). Cette histoire s’est passée après le retour de Moise en Egypte.

 
La rencontre de Moussa et al-Khidr

 

Al-Bokhari et Muslim ont rapporté d’après Saïd ibn Djubaïr ce hadith où il dit: “J’ai dit à Ibn ‘Abbâs que Nawsan Al-Bakali (un homme qui enseigne la religion à Al-Koûfa) prétend que Moussa le compagnon de Al-Khidr n’est pas le Moussa des Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Ibn ‘Abbâs répondit : “Il ment, Obay ibn Ka‘b m’a dit qu’il a entendu le Messager (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dire : “Moussa (Moïse) faisait un sermon aux Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël), et leur dit des paroles qui leur mirent les larmes aux yeux et attendrirent leurs cœurs. Un des assistants se leva et lui dit : “Ô messager d’Allah, ô prophète d’Allah, y a-t-il sur terre quelqu’un de plus savant que toi ?” Moussa dit : “Non.”

Allah lui reprocha de ne pas Lui avoir restitué la science et lui révéla l’existence d’un serviteur qui se trouvait au confluent des deux fleuves et qui était plus savant que lui. Moussa demanda où il pouvait le trouver et Allah lui dit de prendre un poisson avec lui dans un couffin et l’homme sera là où il allait perdre le poisson. Moussa mis le poisson dans son couffin et s’en alla en compagnie de son jeune valet Youcha‘ ibn Noûn. A leur arrivée près d’un roc, ils posèrent leurs têtes et s’endormirent. Le poisson, bien que supposé cuit, bougea dans le couffin et tomba dans le fleuve. Il y fila en laissant dans l’eau, comme dans une matière solide, une trace qu’Allah maintint. Lorsque Moussa s’éveilla, son compagnon oublia de lui dire à propos du poisson et ils continuèrent leur route. Ils marchèrent toute la journée et toute la nuit jusqu’au lendemain lorsque Moussa dit à son compagnon : “ Apporte-nous notre déjeuner, nous sommes fatigués du voyage.” Moussa n’a ressenti la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait désigné. Le jeune serviteur répondit à Moussa : “ Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson - le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler - et il a curieusement pris son chemin dans la mer”. C’état la fuite pour le poisson et l’étonnement pour Moussa (parce qu’il remarqua les traces du poisson dans l’eau). Ils retournèrent sur leurs pas jusqu’à leur arrivée près du roc où ils trouvèrent un homme recouvert de la tête aux pieds d’un habit vert. Moussa le salua mais l’homme qui était Al-Khidr lui répondit : “Est-ce qu’il y a ce genre de salut chez vous ?” Moussa lui dit : “Je suis Moussa des Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Je suis venu pour que tu m’apprennes la sagesse que tu a apprise.” L’homme lui répondit : “ Tu ne pourras pas patienter avec moi.”

 
Qui est Al-Khidr ?

 

Al-Khidr, c’est un surnom donné à l’homme à cause de la robe verte qu’il portait et personne ne connaît son nom. Il y a des gens qui le pensent en vie depuis l’époque d’Adam jusqu’à présent. Mais cela ne peut pas être vrai parce que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit une fois : “Voyez-vous cette nuit ?” Ils répondirent : “Oui, ô Messager d’Allah.” Il dit : “Dans cent ans à partir d’elle, il n’y aura pas un seul de ceux qui se trouvent sur Terre qui sera encore vivant.”  D’autres gens ont dit que Al-Khidr avait rencontré le Messager et ce n’est pas vrai non plus. S’il vivait au temps du Messager il l’aurait suivi et aurait pris part aux batailles. Est-il un Ange ou un prophète ? Ce n’est qu’un humble serviteur d’Allah.

 

Moussa accompagna Al-khidr

 

Moussa dit : “ Puis-je te suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris”. Il lui fut dit : “Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi.” Allah l’exerçait à la patience parce qu’il allait en avoir souvent besoin avec les Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Il répondit : “ Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres. ” Pouvez-vous être aussi humble ?

 
La première histoire

 

D’après le récit d’Al-Bokhari, ils se sont tenus au bord de la mer. Al-Khidr qui était connu fit signe à un bateau qui s’arrêta pour eux. Une fois dessus, il y fit un dégât parce qu’ils passaient près d’un roi injuste qui prenait tous les bateaux en bon état. Les propriétaires du bateau s’étaient fâchés du dégât fait par Al-Khidr. Le but, dans la première histoire, est qu’Allah Taala montre que si, en apparence, vous êtes touché par un malheur, n’ayez crainte car, en réalité, il apporte du bien.

 
La deuxième histoire

 

Allah Taala dit : « …quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua… » (Sourate 18:75) ; l’histoire où un jeune garçon a été tué, nous démontre la connaissance de l’avenir par Allah parce que l’enfant allait devenir incroyant.

 
La troisième histoire

C’est une histoire de deux jeunes enfants dans une cité par où Moussa et Al-Khidr passent et dont les habitants avares ont refusé de leur offrir asile. Le père des deux enfants leur avait laissé un trésor caché sous un mur sur le point de s’effondrer et de révéler son contenu. Al-Khidr se mit à réparer le mur pour le garder intact jusqu’à l’arrivée des enfants à l’âge adulte et empêcher les gens de prendre le trésor.

 
La moralité a tiré de ces trois histoires

 

Les trois histoires ont réuni les plus grands malheurs qui puissent arriver : les biens, l’oppression et la mort qui, en réalité, étaient des grâces. Allah veut nous apprendre la patience. Il ne nous veut que du bien et nous devions être satisfaits de tout ce qui nous arrive.

 

Pour nous faire savoir qui est le maître de l’univers Allah nous dit: “Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même «Al-Qayyūm». Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône «Kursiy», déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.”  (Sourate 2:256).

        Allah Taala dit: Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau.  Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu'il ne leur imposât la rébellion et la mécréance. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu'ils extraient, [eux- mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l'ai d'ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l'interprétation de ce que tu n'as pas pu endurer avec patience". (Sourate 18:79-82).

En lisons ces verset, nous constatons que Al-Khidr parle d’Allah avec politesse. Il rapporte le bien à Dieu et le mal à lui-même.  Moussa a appris de Al-Khidr les quatre points principaux : la valeur de la science, que notre science par rapport à celle d’Allah est comme une goutte d’eau dans l’océan, l’acceptation de la sagesse d’Allah et la patience.

 
Sources:
Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 
Amrkhaled.net

 


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